« La piste de lOregon », comme on lappelait à lépoque, était empruntée par des colons venus de tous horizon qui partageaient le même rêve dune vie meilleure en terre promise : lOregon.Ils empruntaient à pied, à cheval ou en chariots bâchés, depuis Indépendence dans le Missouri, une piste longue de près de 3500 km. Le voyage débutait en avril ou en mai, quand les neiges hivernales avaient fondu.Le scénario dÉric Corbeyran se révèle totalement à la hauteur de nos attentes : dense et fouillé, il pose directement le difficile contexte de la relation très compliquée « colons/indiens » : si les premiers se voient en évangélisateur de la chrétienneté et apportant à une peuple de primitive la civilisation, les peuplades locales eux ne voient que la violence créée par ces envahisseurs, la maladie, la désolation et la mort.Ce qui est vraiment bien avec ce type déditions « pure Black » est que lon peut véritablement se rendre compte du travail (et du talent !) du dessinateur : son trait est à nu, sans aucune enjolivure dambiance ni autre effet pouvant masquer quelque défaut. (Site Génération BD)